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du 08 au 09/05 Missions des techniciens de la FPFD

Campagne 2004/2005 : criquets et pluie

du 01 au 03/05 représentation de la FPFD aux manifestations

Article publié dans la revue "GRAIN DE SEL"

Article publié dans le revue "POUR"

du 09 au 12/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 05 au 09/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 01 au 04/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 09 au 03/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 01 au 09/03 Missions des élus et techniciens de la FPFD

10/02 Réunion du Bureau de la Fédération élargie aux Unions

06/02 Mise en service de nouveaux aménagements

06/02 Constitution d'une nouvelle union à Timbi Tounny

06/02 Atelier sur "La lutte contre la teigne de la pomme de terre"

du 25/03 au 02/04/02 Participation à la FIARA de Dakar

03/02 Installation de Nantes-Guinée à Timbi Madina

Les paysans du Fouta Djallon se souviendront de cette campagne 2004-2005…

En effet, les criquets se sont abattus par vagues successives sur les cultures puis de fortes pluies, inhabituelles, sont venues affaiblir encore les récoltes.

Vue des criquets
Oranger après le passage des criquets 
Oranger normal

Les criquets sont arrivés par le nord, début janvier, d’abord aux alentours de Koundara et Gaoual. Dès que les températures se sont élevées, les criquets se sont étendus plus au sud (Préfectures de Mali, Lélouma, Labé, Mamou, Pita…). On ne les avait pas vu depuis 1989 ! Dans certaines zones, ils ont dévorés les feuillages tendres : feuilles d’orangers, de manioc, de pomme de terre, floraison des manguiers… Les paysans ont lutté avec les moyens du bord : tapage avec de vieux bidons, fumée en brûlant les vieux pneus et chiffons, prières… car les moyens de lutte antiacridienne mis en œuvre par le gouvernement avec des aides extérieures dont celle de la FAO étaient insuffisants. Certaines scènes se sont alors répétées : lorsque le ciel s’assombrissait en fin d’après-midi, tout le village partait avec tout ce qu’il comptait de bassines métalliques pour chasser les criquets.

Les pluies se sont ensuite abattues fin février sur tout le Fouta Djallon, chassant les criquets. Timbi Madina, à titre d’exemple, a compté 10 jours de pluies violentes qui ont apporté 130 mm d’eau alors que la moyenne sur février-mars est habituellement de 6 mm. Les ruisseaux dont le niveau s’est accru brutalement ont emporté les parcelles trop proches. Certains bas-fonds, inondés, ont du être drainés. Les parcelles à maturité ont été récoltées dans de mauvaises conditions et la pourriture s’est développée. Les dégâts sont importants à Ditinn ou Lélouma par exemples.

Or les producteurs ne sont pas assurés contre les calamités agricoles ! Il est donc fort probable que les paysans se retournent vers leur principal (sinon seul) partenaire financier, la Fédération des Paysans du Fouta Djallon et que le crédit soit plus difficile à récupérer cette année.

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réalisation : cnsx