FPFD
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du 08 au 09/05 Missions des techniciens de la FPFD

Campagne 2004/2005 : criquets et pluie

du 01 au 03/05 représentation de la FPFD aux manifestations

Article publié dans la revue "GRAIN DE SEL"

Article publié dans le revue "POUR"

du 09 au 12/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 05 au 09/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 01 au 04/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 09 au 03/04 : Missions des élus et techniciens de la FPFD

du 01 au 09/03 Missions des élus et techniciens de la FPFD

10/02 Réunion du Bureau de la Fédération élargie aux Unions

06/02 Mise en service de nouveaux aménagements

06/02 Constitution d'une nouvelle union à Timbi Tounny

06/02 Atelier sur "La lutte contre la teigne de la pomme de terre"

du 25/03 au 02/04/02 Participation à la FIARA de Dakar

03/02 Installation de Nantes-Guinée à Timbi Madina

Article publié dans la revue "GRAIN DE SEL "

Le partenariat recherche-FPFD-vulgarisation

Naissance du partenariat 1995-2000

La Fédération des Paysans du Fouta Djallon (FPFD) est créée en 1992 par des unions de producteurs de pomme de terre. En 1994, des producteurs d’oignons adhèrent à la FPFD. Or cette nouvelle filière rencontre en 1995 un certain nombre de problèmes techniques, en particulier de faibles rendements et une mauvaise conservation. La FPFD, face à ces constats, se tourne vers la Recherche : le centre de recherche agronomique de Bareng (CRA) tout proche. Celui-ci traduit ces préoccupations en protocoles de recherche en station puis aux champs. Les travaux aux champs sont suivis conjointement par les chercheurs, par certains membres de la FPFD et par des agents duService National de Promotion et de Vulgarisation Agricole (SNPRV). Ces derniers assurent un suivi rapproché des groupements de producteurs afin de diffuser les itinéraires techniques identifiés. Ainsi naît le partenariat Recherche-Organisation de producteurs (OP)-Vulgarisation.

Les résultats techniques du partenariat sont rapides et intéressants : identification d’une variété intéressante d’oignon à cycle court et bonne conservation (Syvan), effort de précision des itinéraires techniques, augmentation du rendement de la pomme de terre (de 8 t/ha en 1992 à 17 t/ha en 1997) et de l’oignon (10 t/ha en 1993/94 à 18 t/ha en 1996/97), développement de formations par la FPFD vers les agents du SNPRV. De plus, ces accords font l’objet d’échanges et font des émules (cf. atelier sous-régional sur le partenariat recherche-OP-vulgarisation). Toutefois, quelques incompréhensions et erreurs viennent pourtant ternir un peu le tableau, comme la diffusion d’un message technique contradictoire.

Fin 2000, la Banque Mondiale suspend son financement auprès du SNPRV. Les activités de conseil des agents du SNPRV, privés de moyens de fonctionnement mais toujours payés par l’Etat, se ralentissent brutalement. En 2002, le projet d’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) auprès de la FPFD prend fin. Or, cet appui permettait à la FPFD de financer les recherches appliquées et de mettre à disposition du CRA un volontaire.

Quel bilan aujourd’hui ?

Le constat est amer, 10 ans après l’initiative du partenariat :

  • Persistance de pratiques anciennes aux détriments de celles préconisées dans le cadre de l’itinéraire technique amélioré. Est-ce lié à l’intégration de nouveaux adhérents ? Est ce lié à la moindre diffusion de l’information, ce qui laisserait penser que la formation est dans la répétition et le suivi très rapproché (de proximité) ?
  • Peu d’agents du SNPRV qui poursuivent leur mission initiale. Est ce lier aux difficultés de la fonction publique ?
  • Un Centre de recherche qui se cherche, qui organise les producteurs en groupements et qui développe des activités de recherche selon les opportunités de financement. Est-ce le volontaire mis à disposition qui lie FPFD et chercheurs ? Est ce le refus des responsabilités ? Est ce que l’intérêt est lié uniquement à un financement extérieur ?

Ce bilan tient en partie aux hommes et en partie aux modalités de financement. Aux hommes, dans la mesure où ce sont eux qui doivent poursuivre le combat pour le développement dans les périodes difficiles et qui se doivent d’éclaircir les incompréhensions qui viennent nécessairement troubler les partenariats. Aux financements, dans la mesure où la question des ressources se pose inévitablement en milieu rural pauvre.

Pourtant, à la FPFD, le besoin de référentiels techniques ajustés aux nouvelles conditions technico-économiques est identifié. Une réflexion s’engage sur l’amélioration du conseil technico-économique aux producteurs. Et, même si pendant 10 ans, les services qui paraissent plus essentiels comme l’approvisionnement en intrants ont été privilégiés par la FPFD, aujourd’hui, force est de reconnaître que ce partenariat remplissait des fonctions vitales à long terme. Finalement en 2004, sous l’impulsion d’un autre partenaire, la FPFD renoue les relations avec le SNPRV et le CRA. D’autre part, la réflexion se poursuit, considérant que d’autres partenaires doivent être impliqués dans le conseil agricole : combinaison de services de l’Etat, de services privés (commerçants) et d’efforts des paysans eux-mêmes.

Cf. synthèse de l’atelier de Timbi Madina (Guinée) du 18 au 20 mai 1998 sur les rôles respectifs.

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réalisation : cnsx